Le coût de la mobilité pèse directement sur les comportements des automobilistes européens. Selon le sondage OpinionWay pour AramisAuto réalisé en avril 2026, 95 % des 7 036 automobilistes interrogés dans sept pays considèrent que se déplacer coûte de plus en plus cher. Face aux contraintes financières, 64 % disent avoir récemment réduit leurs déplacements non essentiels, tandis que d’autres reportent un changement de voiture ou certaines dépenses d’entretien.

L’essentiel à retenir

  • 95 % des automobilistes interrogés dans les sept pays estiment que se déplacer coûte de plus en plus cher.
  • 88 % déclarent qu’ils ne pourraient pas se déplacer comme ils le souhaitent sans voiture.
  • 80 % considèrent désormais la possession d’une voiture individuelle comme un luxe.
  • 64 % ont récemment réduit la fréquence de leurs déplacements non essentiels pour des raisons financières.
  • 38 % ont renoncé à changer de voiture et 30 % ont différé des entretiens ou réparations non urgents.

Comment le coût de la mobilité modifie-t-il les comportements des automobilistes européens ?

La contrainte financière ne se limite pas à une perception : elle est associée, dans l’enquête, à des arbitrages déjà déclarés par une majorité d’automobilistes. Les premiers ajustements concernent la réduction des déplacements non essentiels et le recours accru à la marche ou au vélo. Les dépenses liées au véhicule sont également concernées, avec des changements de voiture abandonnés ou des opérations d’entretien repoussées.

95 % des 7 036 automobilistes interrogés considèrent que se déplacer coûte de plus en plus cher (page 14 du PDF).

Le coût de la mobilité est devenu une préoccupation presque unanime

Le sondage OpinionWay pour AramisAuto met d’abord en évidence un consensus sur le renchérissement de la mobilité. Parmi les 7 036 automobilistes interrogés en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Italie et en Espagne, 95 % déclarent être d’accord avec l’idée que se déplacer coûte de plus en plus cher (page 14 du PDF).

Cette perception s’accompagne d’une inquiétude concernant les dépenses de carburant. 95 % des répondants considèrent que les tensions internationales auront un impact durable sur le prix du carburant (page 14 du PDF).

Mais le poids financier de l’automobile se heurte à sa place dans les déplacements quotidiens. 88 % des automobilistes interrogés déclarent qu’ils ne pourraient pas se déplacer comme ils le souhaitent sans voiture (page 14 du PDF). Dans le même temps, 80 % considèrent que posséder une voiture individuelle est devenu un luxe (page 14 du PDF).

Les résultats dessinent ainsi une tension nette : pour une très large majorité des répondants, la voiture demeure difficile à remplacer, alors que son coût est ressenti comme de plus en plus lourd.

Point de vérification. Les valeurs figurant dans le PDF diffèrent sur ce point du plan éditorial initial : à l’échelle des sept pays, l’étude indique 88 % pour l’impossibilité de se déplacer comme souhaité sans voiture et 80 % pour l’idée que la voiture individuelle est devenue un luxe (page 14).

La France se distingue par une dépendance particulièrement forte à la voiture

Les résultats français renforcent ce constat. Parmi les 1 000 automobilistes interrogés en France, 91 % déclarent qu’ils ne pourraient pas se déplacer comme ils le souhaitent sans voiture et 86 % jugent que posséder une voiture individuelle est devenu un luxe (page 15 du PDF).

L’étude montre également qu’en France, 98 % des automobilistes interrogés qualifient aujourd’hui de cher le fait de se déplacer avec une voiture individuelle : 44 % répondent « très cher » et 54 % « plutôt cher » (page 29 du PDF).

64 % des automobilistes ont réduit leurs déplacements non essentiels

La pression sur le pouvoir d’achat se traduit par un changement de comportement déclaré. 64 % des 7 036 automobilistes indiquent avoir récemment réduit la fréquence de leurs déplacements non essentiels en raison de contraintes financières (page 32 du PDF).

Il s’agit de la pratique la plus fréquemment citée parmi les neuf changements proposés dans cette question. L’enquête parle de « déplacements non essentiels », sans détailler leur nature. Elle ne permet donc pas d’affirmer que cette catégorie correspond précisément aux loisirs, visites, sorties ou achats non urgents, même si ces exemples peuvent illustrer la notion dans le langage courant.

La France se situe nettement au-dessus du résultat d’ensemble : 76 % des automobilistes français déclarent avoir réduit leurs déplacements non essentiels, contre 68 % en Italie, 65 % en Allemagne, 64 % au Royaume-Uni, 62 % en Autriche, 60 % en Espagne et 51 % en Belgique (page 32 du PDF).

Ce que le sondage permet de dire : les personnes interrogées déclarent avoir réduit la fréquence de certains déplacements pour des raisons financières. L’étude ne mesure ni le nombre de trajets supprimés ni le nombre de kilomètres évités. Elle ne permet donc pas de quantifier la baisse effective du trafic automobile.

Marche, vélo et transports en commun progressent face aux contraintes financières

La réduction des déplacements n’est pas le seul arbitrage observé. Les automobilistes déclarent aussi utiliser davantage d’autres modes de mobilité.

54 % des répondants utilisent davantage les mobilités douces, notamment la marche et le vélo, en raison de contraintes financières. Par ailleurs, 36 % utilisent davantage les transports en commun et 13 % ont opté pour le covoiturage (page 32 du PDF).

54 % des automobilistes interrogés déclarent utiliser davantage le vélo, la marche ou d’autres mobilités douces pour des raisons financières, contre 36 % pour les transports en commun et 13 % pour le covoiturage (page 32 du PDF).

Le sondage montre donc que les pratiques citées le plus souvent sont les mobilités douces, devant les transports collectifs et le covoiturage. Il ne permet toutefois pas d’établir que leur coût ou leur facilité d’organisation explique directement cet écart : aucune question présentée sur cette page ne mesure les motivations propres à chaque solution.

Les stratégies de mobilité diffèrent sensiblement selon les pays

Les écarts nationaux sont importants. L’utilisation accrue des mobilités douces atteint 58 % en Espagne et 57 % au Royaume-Uni, contre 49 % en Belgique. Le recours accru aux transports en commun atteint quant à lui 53 % en Espagne, alors qu’il est de 26 % en Italie (page 32 du PDF).

Le covoiturage reste minoritaire à l’échelle européenne. Il concerne 13 % de l’ensemble des répondants, avec des niveaux allant de 5 % en Italie à 19 % en France et en Espagne (page 32 du PDF).

Le pouvoir d’achat conduit aussi à reporter les dépenses automobiles

Les contraintes financières affectent également les décisions portant directement sur le véhicule. 38 % des automobilistes interrogés déclarent avoir renoncé à changer de voiture et 30 % indiquent avoir décalé des entretiens ou des réparations non urgents (page 32 du PDF).

Ces résultats suggèrent que la pression budgétaire peut concerner aussi bien le renouvellement du véhicule que les dépenses d’après-vente. Ils ne permettent cependant pas, à eux seuls, de mesurer un effet sur les volumes de vente automobiles, le chiffre d’affaires des professionnels ou l’âge moyen du parc : ces indicateurs ne sont pas étudiés dans cette partie du sondage.

En France, ces arbitrages sont encore plus fréquents pour le renouvellement du véhicule : 44 % des automobilistes déclarent avoir renoncé à changer de voiture et 34 % avoir décalé des entretiens ou réparations non urgents pour des raisons financières (page 33 du PDF).

Point de vigilance : le questionnaire porte explicitement sur le report d’entretiens et de réparations « non urgents ». Le sondage ne mesure pas les conséquences de ces reports sur la fiabilité ou la sécurité des véhicules. Il serait donc excessif d’en déduire directement une dégradation de la sécurité automobile.

Quelles autres décisions les automobilistes prennent-ils pour réduire leurs dépenses ?

L’étude identifie d’autres changements, mais ils concernent une proportion plus réduite des répondants. 21 % déclarent avoir adopté une motorisation plus écologique, électrique ou hybride ; 15 % disent avoir changé de voiture ; et 14 % avoir adopté une motorisation présentée dans le questionnaire comme plus économique, par exemple au gaz naturel ou au bioéthanol (page 32 du PDF).

Ces résultats montrent que les stratégies les plus fréquemment déclarées relèvent d’abord de la diminution ou de la modification des déplacements, plutôt que du remplacement immédiat du véhicule.

Les cinq chiffres à retenir sur le coût de la mobilité

  • 95 % estiment que se déplacer coûte de plus en plus cher.
  • 88 % disent ne pas pouvoir se déplacer comme ils le souhaitent sans voiture.
  • 80 % considèrent que posséder une voiture individuelle est devenu un luxe.
  • 64 % ont récemment réduit leurs déplacements non essentiels pour des raisons financières.
  • 38 % ont renoncé à changer de voiture.

Données portant sur l’ensemble des 7 036 automobilistes interrogés dans sept pays européens (pages 14 et 32 du PDF).

92 % des répondants sont favorables à un bouclier tarifaire sur le carburant

Face à cette pression sur le coût de la mobilité, le sondage interroge également les automobilistes sur une intervention publique. 92 % des répondants se déclarent favorables à la mise en place, dans leur pays, d’un bouclier tarifaire destiné à limiter la hausse du prix du carburant. Parmi eux, 57 % y sont très favorables et 35 % plutôt favorables (page 47 du PDF).

L’adhésion est élevée dans chacun des sept pays étudiés : 93 % en France, 92 % au Royaume-Uni, 91 % en Allemagne, 91 % en Autriche, 90 % en Belgique, 96 % en Italie et 91 % en Espagne (page 47 du PDF).

Ce résultat renseigne sur les attentes déclarées des automobilistes vis-à-vis d’une mesure de limitation des prix. Il ne constitue pas une évaluation de son coût, de son efficacité ou de ses modalités de mise en œuvre.

Comment le sondage OpinionWay pour AramisAuto a-t-il été réalisé ?

Le sondage OpinionWay pour AramisAuto a été mené auprès de 7 036 automobilistes issus d’un échantillon de 9 000 personnes réparties dans sept pays : France, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Belgique, Italie et Espagne (page 3 du PDF).

Les échantillons nationaux comprenaient 1 000 personnes en France, 1 000 au Royaume-Uni, 1 021 en Allemagne, 1 014 en Autriche, 1 001 en Belgique, 1 000 en Italie et 1 000 en Espagne. Les profils présentés dans le rapport concernent des automobilistes âgés de 18 ans et plus (pages 3 à 11 du PDF).

Les échantillons ont été constitués selon la méthode des quotas, en tenant compte du sexe, de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle ou du niveau de revenus, de la région de résidence et de la catégorie d’agglomération (page 3 du PDF).

Les participants ont répondu à un questionnaire auto-administré en ligne selon le système CAWI, pour « Computer Assisted Web Interview ». Les interviews ont été réalisées du 14 au 23 avril 2026 (page 3 du PDF).

OpinionWay indique avoir conduit l’enquête conformément aux procédures et règles de la norme ISO 20252. Les panélistes ont reçu des incentives ou ont pu effectuer un don à une association proposée de leur choix en contrepartie de leur participation (page 3 du PDF).

Le rapport précise des marges d’incertitude allant de 0,5 à 1,2 point au plus pour un échantillon de 7 000 répondants et de 1,4 à 3,1 points au plus pour un échantillon de 1 000 répondants (page 3 du PDF).

Quelles limites faut-il garder à l’esprit ?

Les résultats décrivent avant tout des déclarations d’automobilistes. Lorsqu’un répondant indique avoir réduit ses déplacements ou reporté un entretien en raison de contraintes financières, le questionnaire mesure son comportement déclaré et non une évolution directement observée à partir de kilomètres parcourus, de factures ou de données techniques.

La notion de comportement adopté « récemment », utilisée dans la question sur les contraintes financières, n’est pas associée sur la page concernée à une durée chiffrée précise. Il convient donc de ne pas transformer ces réponses en évolution annuelle ou mensuelle.

Les comparaisons nationales doivent également tenir compte des marges d’incertitude précisées dans la méthodologie. Certaines analyses régionales du rapport comportent en outre des avertissements spécifiques liés à de faibles nombres d’interviews, notamment pour certaines régions autrichiennes et les Canaries en Espagne (pages 22, 28, 40 et 46 du PDF).

Enfin, l’enquête établit que les comportements cités ont été déclarés « en raison de contraintes financières ». Elle ne permet pas pour autant de mesurer précisément la contribution respective du carburant, de l’assurance, de l’entretien, de l’achat du véhicule ou d’autres postes au déclenchement de chaque arbitrage.

Une voiture toujours nécessaire, mais de plus en plus difficile à financer

Le sondage OpinionWay pour AramisAuto met en évidence une contradiction centrale autour du coût de la mobilité. Une très large majorité des automobilistes européens interrogés juge les déplacements plus chers et affirme ne pas pouvoir se déplacer comme elle le souhaite sans voiture. Dans le même temps, quatre répondants sur cinq considèrent désormais la voiture individuelle comme un luxe.

La contrainte budgétaire se traduit déjà, selon les déclarations recueillies, par des changements concrets : diminution des déplacements non essentiels, recours accru à la marche et au vélo, report d’un changement de voiture ou de certaines opérations d’entretien. Ces résultats décrivent les arbitrages de 7 036 automobilistes interrogés dans sept pays européens en avril 2026 ; ils ne mesurent pas directement l’évolution du nombre de kilomètres parcourus ou des dépenses effectivement réalisées.

Sur le volet des réponses attendues, l’enquête montre enfin un soutien très large à une intervention sur le prix du carburant : 92 % des automobilistes interrogés se disent favorables à un bouclier tarifaire dans leur pays.

Fiche source

Titre de l’étude Les attentes des européens en matière de mobilité
Auteur ou organisme OpinionWay pour AramisAuto
Date de publication Mai 2026
Type d’étude Sondage par questionnaire auto-administré en ligne, système CAWI
Population ou échantillon 7 036 automobilistes, issus d’un échantillon de 9 000 personnes
Période étudiée Interviews réalisées du 14 au 23 avril 2026
Zone géographique France, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Belgique, Italie et Espagne
Source PDF téléchargeable sur le site d’Opinion Way

FAQ sur le coût de la mobilité des automobilistes européens

Combien d’automobilistes européens pensent que les déplacements coûtent de plus en plus cher ?

95 % des 7 036 automobilistes interrogés dans les sept pays étudiés estiment que se déplacer coûte de plus en plus cher (page 14 du PDF).

Les automobilistes réduisent-ils leurs déplacements pour des raisons financières ?

64 % déclarent avoir récemment réduit la fréquence de leurs déplacements non essentiels en raison de contraintes financières. Le sondage mesure une déclaration de comportement et non le nombre de kilomètres effectivement supprimés (page 32 du PDF).

Dans quel pays la réduction des déplacements non essentiels est-elle la plus fréquente ?

Parmi les sept pays étudiés, la France affiche la proportion la plus élevée : 76 % des automobilistes français interrogés déclarent avoir réduit leurs déplacements non essentiels pour des raisons financières (page 32 du PDF).

Quels modes de déplacement sont davantage utilisés face aux contraintes financières ?

54 % des automobilistes interrogés déclarent utiliser davantage la marche, le vélo ou d’autres mobilités douces, 36 % davantage les transports en commun et 13 % le covoiturage (page 32 du PDF).

Les automobilistes reportent-ils certaines dépenses liées à leur voiture ?

Oui. 38 % déclarent avoir renoncé à changer de voiture et 30 % avoir décalé des entretiens ou des réparations non urgents en raison de contraintes financières (page 32 du PDF).